En SES, le chapitre sur l’engagement politique permet de comprendre la sociologie et le comportement des acteurs qui s’engagent.

L’engagement : notions à connaître
C’est le fait d’être actif dans un domaine, de donner de son temps dans une action, dans une cause. Il peut être gratuit ou même parfois rémunéré, défrayé.
L’individu va s’engager dans quelque chose qui lui tient à cœur, pour laquelle il ressent le besoin de s’engager. En d’autres termes, il n’est pas forcé.
Exemple : bénévole aux « Restos du cœur » pour aider les plus démunis est un engagement.
La politique
La politique est tout simplement l’organisation du pouvoir, mais aussi son exercice et son application, dans une société dite organisée.
En d’autres termes, il s’agit des décisions de l’administration, de l’État au travers de différents domaines : budget, loi ou encore nomination des ministres.
L’engagement politique
Il s’agit donc de tous les actes menés par les citoyens dans la société, dans la vie publique, pour ses droits, son éducation, son pays ou encore les grandes décisions à prendre.
Les formes d’engagement politique
Définition du droit de vote
Le vote sert à élire un représentant.
Exemple pour comprendre cette notion au travers d’une situation scolaire courante :
Les délégués de classe, par exemple, suivent ce cheminement en se faisant élire par la classe. En d’autres termes, celui qui remporte le plus de voix gagne le droit d’être délégué de classe. Ce vote permet à chacun de s’exprimer librement. Dans la majorité des cas, l’élection des délégués se fait en vote caché, secret. Cela signifie que personne n’est tenu de savoir pour qui un individu a voté. Cela permet d’éviter l’influence ou la pression d’un groupe pour élire une personne sans réellement le vouloir de par ses idées personnelles.
Ainsi, le droit de vote est la capacité d’élire une personne. Il s’agit d’un principe de démocratie. Ce droit n’est pas acquis d’office dans une Société, puisque voter implique un droit de choisir un individu pour nous représenter. Dans certains États, la démocratie ne s’applique pas. On peut trouver une Monarchie, où un roi dirige le pays en héritage, parce qu’il est le premier de la descendance directe du souverain. Dans une dictature, la situation peut également s’appliquer. Le dictateur peut avoir pris le pouvoir par la force à l’aide d’un coup d’État. Dans ce cas précis, le citoyen n’a pas démontré son avis par un vote.
Histoire du droit de vote en France
C’est dans la Constitution de 1791, après la Révolution française et pendant la 1ère République, que le droit de vote est vraiment mentionné. À l’origine, seuls les Français (hommes) de 25 ans et plus ont l’autorisation d’appliquer ce droit qui leur est réservé, s’ils ont en amont payé un impôt. C’est le suffrage dit censitaire. Ce suffrage est également indirect. En d’autres termes, à ce moment-là, le vote de la majorité des citoyens n’élit pas directement le représentant : ce sont des députés qui sont élus pour, par la suite, voter directement la décision concernée.
| Le droit de vote : Un détenu qui perd ses droits civiques pendant un jugement peut également voir son droit de vote s’arrêter pendant la durée de l’interdiction établie par le juge d’application des peines. |
Quelques dates pour comprendre l’évolution de ce droit :
- 1799 : le suffrage passe à 21 ans pour les hommes ;
- 1848 : le suffrage devient universel, sans avoir besoin de payer un impôt au préalable ;
- 1944 : droit de vote accordé aux femmes ;
- 1962 : le suffrage universel passe de « indirect » à « direct ».
- 1962 : le suffrage est accessible pour les citoyens de 18 ans et plus.
L’élection aux États-Unis : une comparaison avec la République française
Aux États-Unis, bien qu’il s’agisse d’une République, la démocratie ne s’applique pas de la même manière. En effet, hommes et femmes citoyens doivent voter pour des grands électeurs qui voteront, eux, pour un des deux candidats retenus à l’élection présidentielle.
Les différentes situations de vote
Le vote pour les élections présidentielles : le scrutin majoritaire
Ici, on va voter pour élire un candidat pour un mandat présidentiel de 5 ans. Tous les Français citoyens de plus de 18 ans, hommes ou femmes, peuvent participer à cette élection. En général, cette élection se joue sur deux tours :
- Le premier tour met en avant les deux candidats avec les deux plus gros pourcentages ;
- Le second tour, le dernier, révèle le candidat vainqueur avec le plus de voix. Il est donc élu à la majorité.
Les listes ou scrutins de liste
Ici, les citoyens élisent une liste de candidats. C’est le cas pour les élections législatives, pour constituer l’Assemblée nationale, qui répartissent en nombre de sièges les vainqueurs des listes.
Le référendum
Les citoyens votent en répondant par « oui » ou « non » à une question du Président, par exemple, ou même à un niveau plus haut, comme en 2005 pour la constitution de l’Union européenne. Ce système existe depuis la Révolution française.
Les votes possibles pour les citoyens
- Le vote dit légitime, validé : il s’agit d’un vote en bonne et due forme, secret, caché dans une enveloppe du bureau de vote, puis mis dans une urne avec signature de son nom et de son passage ;
- Le vote nul : c’est le fait de ne pas respecter une étape du vote : deux bulletins dans une enveloppe au lieu d’un seul, écriture sur un bulletin, insertion d’un bulletin non officiel ;
- Le vote blanc : le fait de ne rien mettre dans l’enveloppe, pour démontrer sa volonté de ne pas choisir de candidats qui se présentent à cette élection. Ce vote n’est pas compté dans le pourcentage des candidats. Certains candidats proposaient de le prendre en compte, comme François Bayrou.
- L’abstention : le fait de ne pas aller voter. Un pourcentage est souvent réalisé à la fin des élections pour identifier le nombre de Français qui se sont abstenus, afin de comprendre leur ressenti d’élection et leurs raisons.
L’engagement dit citoyen : forme d’apparition
Le citoyen, pour se faire entendre et changer les choses, peut participer à la vie collective et démocratique. Ainsi, ses engagements serviront des centres d’intérêt communs et non individuels.
Le statut associatif
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Pour un engagement responsable mais non politisé (en tout cas, pas obligatoirement), le citoyen peut rejoindre une association ou en créer une. Il s’agit-là d’un statut particulier : celui de bénévole. Ainsi, le citoyen ne touche pas de revenu pour ses actions : il est volontaire. Il peut, au maximum, recevoir une indemnité, un remboursement voire une déduction des impôts. Il peut également ne pas être membre mais en faire la promotion, ou encore faire des dons.
Plusieurs domaines régissent les associations :
- Les associations étudiantes ;
- La protection animale ;
- L’aide aux plus démunis ;
- Les associations sportives ;
- Les associations événementielles etc.
Le syndicat
Il s’agit d’un groupe de personnes souhaitant faire respecter les intérêts communs au travail. On retrouve le syndicat pour les salariés, ou les syndicats patronaux pour les entreprises.
Un besoin d’agir pour ne pas sombrer dans l’égoïsme
L’Homme est par nature égoïste. Pour pallier ce comportement et ne pas laisser les pouvoirs de l’État empiéter sur ses intérêts, il a tout intérêt à rejoindre une action associative, un syndicat, pour s’engager d’une manière citoyenne. Alexis de Tocqueville illustre ces propos en 1835.
Une nouvelle vision du monde par la consommation
Pour éviter de rentrer dans le consumérisme, c’est-à-dire de trop consommer par rapport à ses véritables besoins, certains agissent dans une consommation responsable. Ils prennent garde à ce qu’ils achètent (vêtements éthiques, par exemple), favorisent les producteurs locaux (pour éviter l’importation de produits hors saison ou de viandes à l’étranger) et évitent certaines formes de déplacements (en avion, notamment, qui pollue énormément).
Certains choisissent même un nouveau mode d’alimentation, sans produit animal.
Le militantisme politique : un moyen de se faire entendre dans la vie politique
En France, beaucoup de partis politiques voient le jour pour une pluralité des avis lors des suffrages. Cela permet à chacun de se sentir représenté. En effet, un parti politique est un groupe de citoyens regroupant des idées communes et politiques, sociales ou encore économiques et sécuritaires pour tenter de s’imposer dans les élections.
On distingue plusieurs courants en France :
- La gauche ;
- La droite ;
- Le centre ;
- Les écologiques ;
- Le parti communiste ;
- L’extrême-gauche ;
- L’extrême-droite.
Il en existe d’autres, ceci n’est qu’une liste des courants les plus connus lors des élections présidentielles. Des nouveaux partis peuvent également naître au vu du contexte social en France : le parti animaliste pour la protection animale ou encore le parti des Gilets jaunes lors de l’événement du même nom en 2019.
D’autres formes d’intervention des individus dans la vie publique
- Les grèves ;
- Les manifestations…
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